« Manger burkinabé » passe par le séchage de fruits et légumes ! La politique agricole menée par Sankara avait pour but de permettre à la population de manger à sa faim, sous le signe de ce que nous appelons aujourd’hui « la souveraineté alimentaire ». Ainsi, des cultures de rente et de « contre-saison », exportées presque exclusivement vers l’Europe, ont été remplacées par la production d’aliments de base traditionnels. Afin d’assurer la disponibilité de nourriture en toute saison, l’Institut burkinabé de l’énergie a été chargé de créer et de vulgariser des petits séchoirs fonctionnant à la chaleur du soleil. C’est grâce à quelques femmes de Ouahigouya, membres d'un groupement Naam travaillant au centre multifonctionnel de Basnéré, que cette production de fruits, légumes, viandes, poissons..., destinée à la  consommation familiale et à la vente locale, a rapidement essaimé dans d’autres régions et pris de l’ampleur.